15 octobre 2017 Non Par Cameroun-inside

Les pays africains ont été avertis que s’ils ne parviennent pas à contenir les flux financiers illicites (FFI), ils pourraient ne pas atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030.

Le Dr. Aida Opoku Mensah, conseillère principale du Secrétaire exécutif pour les ODD à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), a déclaré au cours de la 5ème Conférence panafricaine (PAC) sur les FFI que les pays africains doivent lutter contre les FFI, car ils sapent la mobilisation des ressources nationaux, source essentielle de financement pour des ODD.

 

« Si nous ne nous traiton pas le problème des FFI et si nous permettons aux pays de libérer ou d’obtenir des ressources pour mettre en œuvre les ODD, le processus de mise en œuvre de ceux-ci sera bloqué. Par conséquent, rechercher et essayer de sauver les pays africains de tout un éventail de flux illicites doit être très critique et doit être très crucial, » a-elle-déclaré.

Selon Opoku, étant donné que la mise en œuvre des ODD sera financée à l’aide de ressources nationales, la capacité des pays africains à mobiliser de telles ressources dépendra de leur capacité à combattre les flux financiers illicites.

Le Secrétaire exécutif du Forum africain de l’administration fiscale (ATAF), Logan Wort, a déclaré que le suivi des flux financiers internationaux par la réduction des possibilités d’évitement fiscal et d’évasion fiscale est essentiel pour l’agenda des ODD.

La 5ème PAC est une déclaration de la justice fiscale Network Africa et d’autres parties prenantes réaffirmant leur combat pour la justice fiscale et un appel à mettre en œuvre les recommandations du panel de haut niveau de l’UA sur les FFI en Afrique et plus largement pour la mise en œuvre des ODD.

Elle rassemble les parties prenantes des gouvernements, des Organisations de la société civile, des chercheurs et du monde universitaire pour discuter des nouvelles tentatives de refonte et de remodelage de la narration et de la méthodologie du FFI.

Alors que 120 milliards de dollars représentent le coût estimé pour financer les ODD, un rapport du groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites dirigé par l’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, l’estime à 50 milliards de dollars par an.

La plupart des FFI se perpétuent sous la forme de sur-tarification, de prix de transfert, de fausse facturation des échanges, d’évasion fiscale, de blanchiment d’argent, de corruption et de fausse déclaration, en particulier par les multinationales.

CN/abj/lb/od/APA