2 octobre 2017 Non Par Cameroun-inside

Plusieurs manifestations contre la scission du Cameroun ont été organisées ce dimanche à travers le pays par des partis politiques et des associations de la société civile, a appris APA de sources concordantes.

Les manifestants ont profité de l’occasion pour dénoncer ceux qui tentent de séparer du pays les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, allant jusqu’à chercher à proclamer l’indépendance de ces localités.

Les manifestations se déroulent dans un impressionnant service d’ordre prêt à empêcher un quelconque trouble à l’ordre public.

Dans toutes les régions du pays, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, des appels à l’unité et à l’intégration nationale ont dominé les déclarations, indépendamment des appartenances politique, religieuse, linguistique, culturelle ou sociale.

C’est dans ce sens que le parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) a  battu le rappel des troupes sous la conduite du secrétaire général du Comité central, Jean Nkuété.

« Nous voulons démontrer à qui veut l’entendre que le Cameroun reste un et indivisible. Nos divergences doivent se discuter dans un climat de dialogue et apaisé sans violence ni tentative de sécession », a notamment indiqué le parti au pouvoir.

Même son de cloche pour le principal parti de l’opposition parlementaire, le Social democratic front (SDF), qui, bien qu’ayant sa base électorale dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, a ouvertement dit « non » à la scission du pays. Le SDF milite pour un système étatique fédéral, en remlacement du centralisme actuel.

L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), l’Union des populations du Cameroun (UPC), l’Union démocratique du Cameroun (UDC) et toutes les autres formations politiques siégeant au parlement et dans les conseils municipaux ou non, ont également appelé à l’unité de la nation.

La même attitude est observée chez les associations, à l’instar de l’Union des villes et communes du Cameroun (UVCC).

Les religieux,  catholiques, protestants et musulmans, proclament aussi le « caractère indivisible du Cameroun et des Camerounais ».

Ce dimanche 1er octobre 2017, des sécessionnistes du Southern Cameroon national council (SCNC) ont annoncé qu’ils allaient proclamer l’indépendance de la partie anglophone du pays pour, disent-ils, mettre fin à leur « colonisation » par leurs compatriotes francophones.

La date du 1er octobre 1961 commémore la réunification du Cameroun de culture anglophone et francophone. Toutefois depuis le 2 juin 1972, cet Etat fédéral a disparu au profit de l’Etat unitaire.

 

MBOG/cat/APA