24 décembre 2017 Non Par Cameroun-inside

 

Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale a dénoncé, jeudi, une "manipulation" de certains députés l'accusant de "mauvaise gestion" des finances de l'intitution qu'il dirige.

Le chef du parlement ivoirien a  profité de l’examen en plénière de six projets de loi, adoptés tous, jeudi, pour donner la réplique aux parlementaires qui l’accusent de "mauvaise gestion".

Selon le président Guillaume Soro, des députés sous le couvert de "dépôt d’anonymat", ont porté des "accusations" le concernant depuis plusieurs semaines.

"Ils ont tenté de faire courir le bruit selon lequel c’est parce que le Président de l’Assemblée nationale fait des voyages à l’extérieur, qu’il dort dans les hôtels luxueux en Europe, que le salaire des Députés ne peut pas être augmenté. Ils ont aussi ajouté que j’aurais entre 200 et 500 conseillers, payés sur le budget de l’Assemblée nationale" a-t-il dénoncé.

Face à ces récriminations "infondées", M. Soro lâche: "(...) je tiens vraiment à ce qu’on retienne que je voyage et dors dans les hôtels luxueux avant de devenir président de l’Assemblée nationale, et que je n’accepterai pas la manipulation".

A ses détracteurs, le chef du parlement a indiqué qu'en cinq années de primature, il a "voyagé et dormi dans des hôtels" avant de devenir Président de l’Assemblée nationale.

"J’ai lu dans un journal que j’ai un fonds de souveraineté ici à l’Assemblée nationale et que c’est de ce fonds de souveraineté que je me sers pour aider le Président Compaoré", a relevé Guillaume Soro invitant à "laisser le président Compaoré tranquille là où il est".

"Je n’ai pas de fonds de souveraineté. Il n’existe pas de fonds de souveraineté à l’Assemblée nationale. J’ai été Premier ministre. Oui, le Premier ministre a un fonds de souveraineté. Pascal Affi N’guessan est là, il sait de quoi je parle. Là-bas, on ne parle pas en termes de centaines de millions mais plutôt en termes de milliards. Je n’ai pas de fonds de souveraineté à l’Assemblée nationale", a-t-il insisté.

Guillaume Soro a, alors, expliqué qu'il dispose plutôt de "frais d’hôtel"  disponible et vérifiable, exhortant ses services à donner les états".

 " (...) mais je ne peux pas accepter que les manipulateurs tentent de faire croire aux Députés que je voyage démesurément. Combien de voyages ai-je effectué en 2017 ? Les micros dans lesquels vous parlez, vous pensez que c’est l’argent de l’Etat de Côte d’Ivoire qui les a achetés ? Non, ça c’est l’argent des relations de coopération tissées au cours de mes voyages", s'est défendu le chef du parlement ivoirien.

Selon M.Soro, l'Assemblée nationale "ne produit pas de recettes, l’Assemblée nationale n’a pas de port, n’a pas de douane. Elle n’a que le budget qu’on met à notre disposition : 23 milliards".

"Ce n'est pas à l'Assemblée nationale que je vais m'enrichir (...). Je ne pèse pas sur les deniers de la République quand je vais à l'extérieur. Je veux que ce soit bien compris, et que les manipulateurs arrêtent (...)" a conclu Guillaume Soro.

Six nouvelles lois dont celles portant budget de l'Etat pour l'année 2018 et  portant régime juridique de la presse ainsi que de la communication audiovisuelle, ont été votées par le parlement à sa session de jeudi.

HS/ls/APA