24 décembre 2017 Non Par Cameroun-inside

 

 

 

 

Les autorités du Congo-Brazzaville ont annoncé, samedi, la signature d'un accord de paix avec les rebelles du département du Pool, qui s'étaient soulevés en avril 2016. Un collectif d'opposants conteste toutefois la légitimité de l'accord.

Le Congo-Brazzaville a annoncé, samedi 23 décembre, la signature, avec application immédiate, d’un accord de paix pour mettre fin aux avec les rebelles de la région du Pool, qui s'étaient soulevés en avril 2016 contre Brazzaville. Un accord signé "sous contraintes" a cependant dénoncé auprès de l'AFP un collectif d'opposants.

Le ministre congolais de l'Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, a supervisé la signature de cet "accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités" avec Jean-Gustave Ntondo, présenté par les autorités comme le représentant du chef rebelle, Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, qui a pris les armes en avril 2016.

"M. Ntondo était en prison, il a été libéré, il est surveillé, il n'est pas libre de ses mouvements... […] Que vaut réellement un accord signé sous la menace de la torture et de la prison ? Rien", a contesté un porte-parole du collectif Sassoufit, adversaire du régime du président Denis Sassou Nguesso. Après plusieurs mois de prison, Jean-Gustave Ntondo et l'un des porte-parole du pasteur Ntumi, ont été libérés le 6 novembre. Ils affirment avoir été en contact avec Ntumi depuis leur libération jusqu'à la signature de l'accord

France24