15 octobre 2017 Non Par Cameroun-inside

Quelque 350 combattants présumés de la secte terroriste nigériane Boko Haram se sont rendus aux autorités camerounaises répondant favorablement à l’appel lancé dans ce sens par les gouvernants, a appris samedi APA de sources concordantes.

 

Après avoir passé plus de deux ans au sein de cette organisation terroriste, ils ont décidé de fuir et de se rendre suite à l'appel lancé il y a six mois par le gouverneur de la région de l'Extrême Nord, Midjiyawa Bakari.

D’après des sources proches de l’enquête, il s'agit de 58 hommes, 86 femmes et 244 enfants, qui ont raconté avoir été pris en otages lors des différentes incursions de Boko Haram dans leurs villages et amenés au Nigeria où ils ont été enrôlés de force dans le groupe jihadiste. 

« C'est sur la base du message officiel les appelant à déposer les armes qu'ils ont été mis en confiance. Nous comptons sur eux pour faire revenir également ceux qui hésitent et qui sont nombreux d'après leurs dires », a déclaré le gouverneur.

Ces personnes sont des Camerounais originaires des villages de Mayo Moskota et Gosda Vrekek, dans la région de l’Extrême-nord, à la frontière avec le Nigeria. 

Ils ont expliqué avoir combattu pour Boko Haram, puis avoir déposé les armes de leur propre gré. 

C'est à la frontière avec le Nigeria, dans le village de Tchinéré, a rapporté la radio télévision publique CRTV, qu'ils ont été récupérés par des membres d'un « comité de vigilance », selon le sous-préfet de l'arrondissement de Mozogo.

« Nous les avons interceptés au niveau de Kodogo, Wosi Madagar, quand nous menions des patrouilles là-bas. Ils ont dit qu'ils sont des revenants, qu'ils se sont rendus" » a expliqué Ousmane Kouila, président du comité de vigilance local. 

Pour éviter toute action de représailles du groupe obscurantiste, les autorités ont ordonné leur transfert à distance de la frontière avec le Nigeria.

Des dispositions pour assurer leur prise en charge ainsi qu’une aide psychologique ont été prises d’après les autorités, qui ont précisé que ces derniers « ont fait l'objet d'un lavage de cerveau, peut-être aussi de serment sur le Coran ou des pactes de sang. Nous allons voir comment trouver non seulement des médecins, mais aussi des psychiatres pour faire remonter en surface tout ce qu'ils ont dû endurer », a déclaré le gouverneur.

MBOG/od/APA